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Jeudi 6 juillet 2006 4 06 /07 /Juil /2006 06:52

(suite du 2 Juin )

Il y a là les filles du village,les cheveux blonds decolorés pour la plupart. On change de Bar, je voyage avec Derreck allongé à l'arrière du pick up pour se cacher de la police. On délire sur les nuages, On arrive finalement au repaire des "punks", les jeunes skaters du coin, affalés dans un garage à boire en écoutant System of a Down. On ne reste pas tres longtemps, le temps de parler avec quelques uns étonnnés de voir des francais. On repart allongés à l'arrière du pick up "i feel like a refugee". L'autre bar n'est pas tres vivant non plus, on retrouve quelques blondes vu precedemment.En sortant, une me bloque le passage et demande une tappe dans les fesses. Je n'ai pas l'habitude de ce genre de futilité et je le signifie que son postérieur ne m'interesse pas... "you're a man or what?" me repond elle sur un ton alcoolisé...décidément on s'amuse par ici...
On fait le plein de bière (très chère 12$ le 6pack de cans). On file chez Roy qui nous cooke un merveilleux coupe faim. Et un steak succulent. Je joue de la guitare pour la première fois depuis le départ. On file ensuite dans une forêt près du port. Il y a déjà un feu et des jeunes de 17ans...Emilie et moi descendons nous baigner dans le port. Au retour il ne reste plus que Roy Derreck et Serina autour du feu. On retourne dormir chez Serina avec Derreck.

 

Samedi 3 Juin PACIFIQUE

Vers midi Serina et roy viennent nous chercher pour partir à Tofino avec le chien. On passe chez Roy où toute une ribambelle de mecs trainent en buvant des bières. Je fais le plein d'eau et on quitte Sooke en pick up rouge. Il n'y a que trois places à l'avant donc Serina se cache à l'arrière avec le chien, nelle n'a pas dormi de la nuit...
On remonte la côte Est de l'île, seul passage pour aller à l'ouest...et on traverse l'île au complet avec des paysages magnifiques. On s'arrete vite fait dans un parc d'arbres centenaires, des cèdres, Douglas fir et Harmlock...nos chauffeurs travaillent dans la forêt et nous apprennent à faire la différence entre tous ces "gros sapins"...
Vers 20h on arrive enfin à Tofino, j'entrapercois le pacifique mais on file a une épicerie à l'entrée de la ville. On retourne à Long Beach. Un petit chemin et ca y est, c'est le pacifique...

 


paysage sauvage où les sapins dans la brume marine semble se transformer en spectres, les troncs d'arbres lissés par la mer jonchent le long du rivage...On l'a fait, on y est!! Enfin!!!
On allume un feu et on monte les tentes, Serina et Roy on deux tentes mais aucune au complet... On fête ca sur le bord de l'eau. Il y a même une guitare...c'est le bonheur
comme il faut toujours de l'autorité pour gacher les moments de plaisir, errive un garde forestier qui nous raisonne qu'il est interdit, de faire un feu et de camper ici...on doit repartir...tabernak.
L'homme est assez poli, je pense qu'en France, vu le climat actuel, on nous aurait, une fois de plus, refilé une bonne amende...c'est malheureux à dire...on monte donc à un camping plus loin où on trouve un emplacement.
on vole du bois et on refait un feu. Tard dans la nuit, on descend à la plage, le chemin est long et on n'a pas de lampe. On zone sur la plage, Serina et Roy partent tous les deux. Avec Emilie on rencontre deux jeunes surfeurs étonnés de nos aventures.
Le retour s'annonce difficile, on ne parvient pas à retrouver l'entrée du chemin, on y voit rien, pas de lampe. On met une bonne heure à rentrer dans le noir total. Arrivé aux tentes Émilie retrouve la lampe...dans sa poche

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 4Juin PACIFIQUE et retour

Je me reveille vers 10heures, des corbeaux font un festin avec les croquettes du chien. On déjeune en faisant des oeufs dans des canettes de biere ouvertes, on grave notre voyage sur la table. Nous voilà au Pacifique


On s'y baigne enfin. Une fois dedans on a plus envie de la quitter.Nous sommes les deux seuls à se baigner.L'autre côté, c'est le Japon. La faune et la flore sont impressionnantes.Des étoiles de Mer gigantesques et de toutes les couleurs, des anémones quasi sorties de science fiction.
On reste longtemps sur la plage et c'Est déjà le temps du retour.C'est à mon tour de voyager à l'arrière du pick up. Me voilà quittant la côte Ouest allongé sous une bâche, le chien me regarde, il pleut...
On s'Arrete dans un village ridicule Coombs, connu pour ses chèvres sur le toit du bar et ses attractions pour touristes.
On arrive à Nanaimo, on passe chez Tony et sa copine, un charpentier hippie barbu et cheveux longs, la 50aine, fan de folk.Il a voyagé en Europe pendant 8mois pendant sa jeunesse. On part faire un tour dans un parc promener les chiens, Finalement ils nous invitent à passer la nuit là, le ferry est tout proche.


On quitte Serina et Roy en les remerciant grandement. Emile part se coucher. Moi je regarde une video du magazine Rolling Stone avec Jimi, Janis, Jim Morisson...on dort à l'étage entouré d'une collection impressionnante de libelules de toutes sortes.

Lundi 5Juin VANCOUVER

Reveil à 9h, café, promenade du chien, ferry... Les hydravions se posent partout dans le port, c'est assez particulier...On voit Vancouver au loin entourée par ses montagnes, c'est splendide. On quitte donc l'île paradisiaque pour un retour à la ville...1h30 plus tard.


On prend le bus jusqu'au Downtown. Je parle avec un chef d'entreprise, les JO accélèrent la construction de la ville. On traverse le Stanley Parc, véritable forêt dans la ville.Nous voilà dansles buildings. Les rues sont agréables et diversifiées.Les gens cool et sympas. On s'arrête face à la bibliothèque pour graver nos photos en sauvegarde
Emilie rencontre un groupe de rock quebecois qui déjeune sur la terrasse à côté, ils ont pété leur camion et doivent annuler leur fin de tournée.Fifth Hour Hero (emo rock). On finit sur une petite plage à se reposer à côté d'un embarcadère de croisieres de luxe. Emilie voudrait se baigner, on doute un peu de la salubrité de l'eau.
L'architecture de Vancouver est efficace, les buildings ne sont pas que des buidings commerciaux, le downtown se compose de beaucoup de logements. Il est temps de trouver où dormir... Emilie a le numéro de la cousine à une amie de son colloc...Jessica. On la rejoint chez elle, dans un appart vraiment tres sympa.
Ca fait du bien de parler un peu francais. Son colloc Scott arrive et on file sur la plage voir le coucher de soleil avec une bouteille de vin. On finit ensuite dans un bar resto bien sympa après avoir dépouillé les belles villas de leurs plus belle fleurs...
finalement ils nous invitent à dormir chez eux...merci beaucoup.

Mardi 6 Juin VANCOUVER2
 

Par RonHERVE - Publié dans : transcanadastop
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Vendredi 16 juin 2006 5 16 /06 /Juin /2006 04:07

 


Me voila, 13 Juin 2006, 19h45 heure d'été de l'Est, Montréal.


Retour à la vie sédentaire. Je ne peux (re)commencer à travailler mon mémoire universitaire sans conter le grand voyage qui nous mené d'ici même au Pacifique.
Comment remercier et oublier tous ces gens qui bout à bout nous on aidé dans notre petite folie d' "astie de francais".
Qu'importe les milliers de voitures et camions qui ne se sont pas arreté, les regards méprisants ou évités le long de la route, nous sommes parvenus à notre but. Quelle aventure inoubliable et que d'images dans nos têtes et nos mémoires numériques.
La traversée trancanadienne vers l'inconnu, à travers des paysages magnifiques, des cartes postales plein les yeux et des intenses moments de partage culturel.

Depuis Aout dernier à Montréal et après le premier voyage à l'Est (voir le recit de Terre Neuve), il nous fallait sortir du Quebec pour comprendre un peu mieux la situation de la belle Province, les minorités canadiennes et l'histoire de ce pays.
Il fallait aussi prendre l'air d'ailleurs et sortir de Montréal où il était devenu facile de planter des racines urbaines dans le quotidien.
Tout le long de la route, j'ai pensé aux premiers européens découvrant ces lieux et filant à l'ouest, à l'épopée de ces premiers colons, certainement difficile à travers les hivers rigoureux, les moustiques, les montagnes, les ours, loups et autres dangers de l'époque...

La route transcanadienne s'étend sur 7 821 km, c'est la plus longue route nationale au monde, l'emprunter en stop ("sur le pouce") est une aventure autant humaine que physique. Oublions les "dangers" et partons sur la route vers un nouvel océan, à la rencontre de ceux qui empruntent de ville en ville cet axe majeur du canada. A la recherche de nouvelles expériences et de nouvelles personnes...

 


19 Mai 2006 (QUEBEC, ONTARIO) DEPART

Après plusieurs reports dus au travail, à la météo et aux préparatifs, j'attends Emilie, ma petite soeur de la route, pour enfin partir.
Depuis le voyage de Terre Neuve, nous savons tous deux, qu'on arrivera a se supporter à travers cette épreuve qui s'annonce difficile et riche en galères.
Je disperse mes quelques billets à l'éphigie de la reine dans mes bagages afin d'éviter toute mauvaise surprise financiere.
Je pars acheter quelques babioles de dernieres minutes comme un parapluie made in china et des imperméables de poche. On ne sait pas trop à quoi s'attendre niveau intempéries mais malgré la fine pluie Montrealaise, on décide tout de meme de partir. D'après les routards du stop, la meilleure facon de quitter la métropole est de prendre le train de banlieue vers Dorion afin de filtrer le traffic interne et de prendre les "rides" les plus longues. Il est d'ailleurs déconseillé de faire du stop dans les villes, entre les dangers urbains (police, gangs, chauffards) et la morosité des citadins, le pouce fonctionne mieux à l'extérieur si on veut partir loin.
Emilie arrive et on emprunte la rue Ontario avec nos sacs allégés par rapport au voyage de Terre Neuve. On prend le métro à Bery-UQAM et on descend prendre

le train de Banlieue à Lucien l'Allier. Le train est bon marché (7$) et confortable, on profite de ces quelques instants de luxe au chaud car dehors le crachin me fait penser à celui de Brest.
à Dorion, une sorte d'intellectuel prépubaire nous indique le chemin et on recupère un stock de cartons dans une poubelle pour faire nos panneaux...
On commence le stop sous notre petit parapluie mais nous sommes toujours en zone habitée... on marche jusqu'a la sortie vers Ottawa (route 40) et on passe

vite fait acheter une fiole de Rhum, assurance contre les moments difficiles.
Pour un début, c'est assez peu rassurant, on marche sur la bande d'arret d'urgence, à la sortie de la ville sous une pluie fine, les voitures roulent à une allure folle.
On trouve enfin la sortie vers Ottawa et on commence véritablement le pouce.
Apres une vingtaine de minutes, une premiere voiture s'arrete, il s'agit du surveillant générald'un des plus grands internats du Quebec, il nous mène un peu plus loin et nous laisse à une station service de Rigaud. On prend un café pour se rechauffer et on retourne dehors.
LEs temps de pluie sont assez décevants pour le stop et je sors mes lunettes, gage d'autostoppeur sérieux. Une méthode qui a déjà fait ses preuves et qui enlève les préjugés des cheveux longs et piercings.
Une voiture s'arrete, une fille assez délurée, elle passe prendre un café en nous laissant seuls dans sa voiture, on juge pour la premiere fois de la confiance de nos chauffeurs...on ne doit pas paraitre si méchants....
Elle s'appelle Sandra, 35 ans, et fait l'aller retour Ottawa Montreal pour aller chez le coiffeur!! (conseil de sa psychologue) Sa voiture est en bordel mais ca ne nous effraie pas. Elle a toutes sortes de problèmes de depression et d'intestins. Malgré tout elle est très sympa, elle pratique son francais avec nous et nous raconte ses ennuis de maladie et sa vie sexuelle limitée. On rigole bien avec elle, elle nous paye un café, et comme elle aprécie notre compagnie, nous emmène à plus de 35km après Ottawa, Arnprior...
On retrouve le bord de la route et prennons le temps de déguster le repas qu'Emilie a préparé avec les restes du Parté de la veille.
Peu de temps apr`s on est pris par Yann et Stéphanie, un couple de notre age qui part en camping avec leur chien. Le gros dogue aime bien Emilie mais ne nous laisse pas trop de place a l'arrière.On descend à Cobden, Emilie a lutté contre la bave du chien tout le trajet...
Le stop nbe marche pas à la sortie du village, on retourne vers l'interieur et on est pris par un jeune en voiture de sport. Je n'ai pas souvenir de son nom, ni que la discussion ait été intense, il jouait de la basse et c'est à peu près de tout ce que je me souviens. Il nous laisse à Pembrooke et au moment de sortir les sacs me glisse deux billets de 20$ dans la main et m'indique le restaurant...prennez un bon repas....
JE ne sais quoi dire, il est déjà parti...un  ange de la route...
On s'installe et on mange bien en pensant à ce bienfaiteur dont nous ne savons même pas le prénom...
Il fait nuit , on cherche un lieu pour planter la tente...
on traverse un champ et on s'installe dans un petit bois marecageux, humide et infesté de moustiques...on monte pour la première fois la tente légère

gracieusement prêtée par Marc et on utilise le Hammack de Fernando que Lisou nous a laissé.
La nuit est une lutte contre les moustiques...

20 Mai 2006 (ONTARIO) The Sault

Les moustiques ont bien travaillé pendant la nuit et semblent bien plus interessé par la peau d'Émilie.
A demi réveillés on commence le stop, nous sommes trempés, tout comme la tente, les sacs de couchage et les sacs.,...
un café et c est reparti...
Peu de temps, au spot recommandé par Emilie, On est pris par Corey, un menuisier-charpentier, indien Mohawk d'une réserve près de Montréal.
Il a vraiment une tête de guerrier, les yeux bleus percants et le teint bronzé. Il faisait partie des Mohawks qui ont défié l'armée canadienne à propos de la

construction d'un terrain de Golf sur leurs terres ancestrales... Son histoire est un peu moins drole quand il nous explique qu'il fait chaque fin de semaine (weekend) le trajet Montréal North Bay pour visiter sa petite fille dans un centre du gouvernement. Sa fille est toujours chez sa mère, malgré Un jugement

Quebecois pour la garde de l'enfant en la faveur de Corey non reconnu en Ontario, après des histoires louches avec le beau père...
Corey nous parle du statut des indiens au Canada et de la vente de cigarettes dont certains s'enrichissent...
Il passe vite à son hotel et nous laisse à la sortie de North Bay près des cascades. On laisse nos sacs et on se ballade un peu.
Les cascades sont magnifiques, les eaux rapides filent entre les arbres, ca fait du bien un peu de nature sauvage.
On retourne sur la route et on se fait prendre par Susanne et Micheline . Deux canadiennes d'origine Metis, les indiens issus de mariages avec les premiers colons. Elles sont fracophones.
Elle s'en vont à Sudbury pour la robe de diplome de Micheline. Elles passent aussi au Candaien Tire pour une pièce de balancoire defectueuse.
Susanne a eu un grave accident de voiture il y a un an et c'est une des premières fois qu'elle reprend la route. Elle stresse un peu mais sa fille la rassure. On s'Entend bien avec elles. Micheline fait des études pour devenir technicienne en aeronautique. Elles nous payent un repas au Tim Hortons et nous laissent à l'entrée de Sudbury.
On voit de loin les cheminées des mines de nickel qui font l'industrie de la ville.
Peu de temps plus tard on est pris par un mineur, ex-web designer, qui retourne chez ses parents et prépare un weekend de pêche avec ses amis. Le pick up rouge nous dépose à la ville de "Blind River", qui porte bien son nom vu la difficulté d'y faire du stop... Au bout de 2 heures dans ce trou, une voiture s'arrete un peu plus loin, on court, elle repart...je ne pensais pas qu'il y avait des gens assez cons pour faire ca... ca nous ennerve bien...
On commence a ,archer pour passer le temps, 3 km plus tard on traverse une reserve indienne où on se lance dans l'achat de cigarettes de contrebande...
Une voiture nous prend quelques minutes plus tard. Deux couvreurs et un autre autostoppeur. Les deux gars on pas l'air commode, ils ricanent bien en anglais incompréhensible, j essaie de comprendre leurs tatouages à travers la fumée de leurs cigarettes, Emilie dort...
Vers 21h on arrive a Sault Ste Marie et on descend avec notre collegue du pouce.
Il s'appelle Nicolas et ses bras sont couverts de tatoos artisanaux jusqu au mains. Il a 24 ans et retourne à Calgary. Je lui paye un coup dans un bar et il nous explique qu'il revient de Montreal où il voulait recommencer des études après son passé criminel. Il lui reste 10$ pour rentrer à Calgary mais comme il est diabétique, il s'arrange toujours pour trouver des gens pour lui payer à bouffer. Sur ses 10$, il en dépense 5 dans des feux d'artifices!! et en fait peter deux a côté d'une station service...Il nous inspire pas grand chose et Emilie prefererai qu'on le seme...Finalement on va vers le centre ville histoire de trouver un shelter pour la nuit...Il passe un coup de fil à des amis à lui qui magouillent des cartes de crédit, mais il n'arrive pas à se faire virer de l'argent pour payer un Motel... On continue vers la ville, c'est loin à travers les fast food et magasin de pneus...Devant une station service un gars nous indique le chemin d'un refuge pour jeunes...Les gens d'ici sont assez coopératifs, partout où on demande, ils cherchent dans les pages jaunes, donnent des coups de telephone...
finalement on y arrive, mais c'est une auberge de jeunesse...27$ chaque et on a pas trop envie de gaspiller de l'argent. Dehors il commence a faire tempete. Et puis on ne peut pas payer pour Nicolas... On est bien embêté...
D'autres gens arrivent, dont un quebecois, et on discute un peu avec lui...
Jessaie de négocier avec le gérant, un viel indien au grosses joues creusées qui machouille je ne sais quoi. J explique qu on va a Vancouver en stop et qu on ne veut pas trop gaspiller d'argent,je peux au max donner 40$ pour une chambre... Il sort alors une feuille rose et me dis de bien regarder et d expliquer aux autres. Il s'agit d'une feuille d'assistance de l'ontario, on peut remplir n'importe quoi, c'est la province qui paye!!! Quelques minutes plus tard, on est dans une des meilleures chambres de l'auberge, dehors la tempête fait rage, on est trop heureux de dormir aux frais de la princesse.
Je prends un bain puis discute longtemps avec Nicolas qui me raconte son enfance difficile et ses séjours en prison. Il en a marre de la delinquance et rentre trouver un job stable à Calgary. C,est curieux de rencontrer des gens comme ca et de pouvoir leur parler librement, on s'entend finalement bien et chacun apporte ses questions et réponses...

21Mai (ONTARIO) bloquage

On se reveille apres une bonne nuit de sommeil, en face on voit les états unis et leurs drapeaux patriotiques. Nicolas est excité, il n'a jamais été aussi près du monstre. Avec son casier judiciaire, il ne pourra jamais y rentrer. On échange des dessins, On repacke nos affaires dont la tente qu on avait mise à sécher et on se met en route vers la sortie de la ville. Le piège du pouce c'est de rentrer dans les villes, il faut toujours traverser des kilometres de banlieue commerciales avant d'atteindre la route. On s'entend avec Nicolas pour se separer pour le stop. D'autant plus qu'il est inimaginable de trouver une voiture pour 3.
C'est un peu difficile de lui faire comprendre, mais Emilie commence a en avoir marre, et on le laisse un peu brutalement apres quelques photos et un troc entre une boite de sardines et un déodorant...
On commence le stop bien plus loin avec Emilie, à nouveau libres. Ca ne marche pas. Un bus passe je vois Nicolas à l'interieur. Quelques minutes plus tard, le voila qui revient. On lui redis qu'on doit se separer et on file devant lui. Il marche derrière, on prend la même route, ca va être difficile de ne pas se faire concurrence, d'autant plus qu'à la sortie de la ville on aprecoit une fille qui fait déjà du stop... Comment va t'on sortir de cette ville. En passant devant une station service, une voix nous appelle et nous propose directement une ride. On passe devant Nicolas...bonne chance l'ami ex-criminel...
Notre chauffeur et son cousin est de mon avis un homme mais Emilie pense une femme??? De toutes facons il ou elle est assez interessant et nous parle de son voyage en corée. On nous laisse à 25km plus loin pres d'une plage du lac supérieur et nous donne de la soupe Campbell en boite au légumes et au boeuf. On trouve un petit motel ou on mange un bon breakfast mémorable. La gérante d'origine asiatique nous demande si on n'a pas fuit nos parents, ca nous fait rire de penser à être en fugue. On ne fuit juste que le quotidien. Bien rassasié, on se remet sur la route. Il fait beau mais un vent froid vient du lac. Ici commence une des plus longues attentes du voyage...près de 4heures sans aucun arret, les gens ne nous regardent pas, où alors comme des animaux près de la route...un cerf, un ours, un autostoppeur... On prend des coups de soleil.
On decide de marcher et on marche pres de 5km vers nulle part.

Sur la route, on trouve un papillon monarque, voyageur, comme nous, il traverse les continents.

 Il fait presque nuit, on arrive pres d'une plage, Harmony Beach, où on descend assister au coucher de soleil.
En cherchant les prix du camping, un homme en pick up nous interpelle. Il nous a vu sur la route bien plus tot et nous propose un hebergement pour la nuit.
Il vérifie mon passeport francais...c'est ok. Scott est flic, maintenant il travaille au niveau de tout le pays,il ne nous en dira pas plus. Pro canadien

convaincu d'origine italienne, il m'offre un t-shirt et une casquette à la feuille d'érable. Il nous prépare un bon repas, des bières... un accueil inoubliable après une journée de galères. Son cottage, est face au lac supérieur. De sa baie vitrée on a quasiment les pieds dans l'eau, c'est magnifique. On parle beaucoup avec lui, politique et pêche, et on part se coucher assez tard. Dormir dans un lit est un luxe, on trouve encore des anges gardiens le long de la route.

22 Mai (ONTARIO) distance

Scott nous emmenerai bien à la pêche mais on est encore bien loin de Vancouver. Il nous offre encore un merveilleux breakfast avec un steak gros comme la main, puis nous amène à une trentaine de km dans une station indienne qui vend toutes sortes de produits locaux. Fourrures, Dreamcatchers, sculptures...
Il nous laisse, tres heureux d'avoir changé un peu son quotidien. On se remet au pouce. On est pris par deux jeunes de Toronto en vadrouille chez des amis, Dan et Kayla.
I ls travaillent l'été dans des camps de vacances et semblent catholiques pratiquants. Sur la plage arrière de la voiture siège la "holly bible" et un livre de quizz pour la route. Aux poses on joue au freezbee, avec un freezbee de compétition!! Ils devaient aller jusqu'à Marathon au Nord du Lac mais nous emmènent bien plus loin finalament.

Tout ce qu'on veut, c'est ne pas rester coincé à Wawa, la ville où les autostoppeurs restent parfois des semaines...d'après ce qu'on nous a dit à maintes reprises. En effet, en traversant Wawa, on croise 2 différents gars en train de faire du stop, les seuls de la journée. Un d'entre eux a une longue barbe et une pancarte "Anywhere". Il était peut être là depuis des mois...

On s'arrete avec eux manger sur une jolie plage. Toute la route qui longe le Lac Supérieur est magnifique, ce lac est une des plus gros du monde, on dirait une mer d'eau douce...des falaises et des iles ... des arbres, des arbres...
Ils nous laissent après Thunder Bay et partagent leur pain (assez biblique j'avoue)...On campe près d'un ancien panneau d'affichage, à l'écart de la route.

 

23 Mai (ONTARIO) c'est long, c'est L'ONTARIO.

De bon matin on retourne faire du pouce. On est pris par Daryl, un pêcheur de Sioux Lookout qui revient de Thunder Bay. On parle de nature et de forêt avec lui. Il possède avec sa femme une sorte de gîte pour pêcheurs. Je ne sais pas pourquoi, ici, en parlant avec cet homme, j'ai un tout autre avis sur la chasse et la pêche. J'ai toujours vu les chasseurs comme les gros boeufs des campagnes francaises, qui monopolisent nos petites forêts pour se battre avec leur chiens autour du pauvre chevreuil ou sanglier. Ici c'est autre chose, un équilibre alimentaire, une sorte de communion avec la nature. Pas d'excès de pinard ni de panneaux "attention tir à balles" comme en Bretagne. De Paris à mes montagnes, en France il faut toujours courir plus vite que les balles...
On est heureux, on a vu un ours noir sur le bord de la route. La grosse bête qui fait peur, enfin pas à Emilie qui n'aura cesse de vouloir traquer le gros nounours malgré les conseils des locaux: ne jamais se fier à un ours.
On dépasse le premier fuseau horaire, il est maintenant une heure de moins...Daryl nous paye une glace à Ignace, petite ville sur la route, on y fait quelques courses.
On nous dépose à la route pour Sioux Lookout où on est directement pris par un instituteur retraité de la petite ville. Il va a une réunion d'éducation pour les groupes scolaires. Ici la plupart des enfants font plus d'une heure de bus pour aller à l'école... 
L'instituteur nous trimballe de magasin de bateaux en Canadian Tire ...Il nous laisse dans une autre ville à Vermillion Bay où on trouve une nouvelle ride avec un chauffeur de camion de bois, Curtis, qui rentre chez lui à Kenora en voiture. à Kenora on continue le stop... On croise à nouveau des bikers chrétiens en harley, chargés comme à cheval avec les blousons de cuir avec la croix dans le dos et la queue de raton laveur au vent. Ils nous saluent, on les a deja vu 3 fois sur la route...

Je descend dans le bois pour pisser. Une voiture s'est arrêté, je me rebraguette en vitesse et cours. Le viel homme à l'air surpris de voir qu'Emilie n'est pas seule. Il nous laisse au milieu de nulle part. On prend le temps de fabriquer un bonhomme en pierre, un inuksuit, sur les hauteurs de la route. Tradition inuit qui se continue en Ontario. On nous a expliqué qu'à la base il s'agissait de balises pour indiquer les chemins chez les natifs. On marche , la nuit tombe et pas de voitures qui s'arrête. Notre seul problème, pas d'eau. Je suis assoiffé et affamé. On campe pas loin de la route et je lance facilement un feu à partir de bois sec. Les quelques fruits ne suffisent pas à combler ma soif et puis les moustiques attaquent. Le feu permet de les éloigner mais Emilie commence à avoir des ennuis avec les tiques. J'ouvre la boite Campbell avec un couteau et on la fait chauffer au feu. C'est bien bon. On reste pres du feu à boire quelques bouchons de rhum. Des OVNIS sclignottent dans le ciel, c'est étrange, on apprendra plus tard qu'il s'agit de vers luisants...Vers une heure du matin j'entends une voiture se garer à côté du campement, puis une deuxième, puis un camion de pompier, toutes lumières puis 2autres et 2 ou 3 voitures de police. Tabernak le feu ?!!?
On descend parlementer ave les pompiers qui examinent notre feu en riant. Quelqu'un les a appelé pour dire qu'il y avait un grand feu, le notre n'a rien de dangereux mais ils décident de l'éteindre tout de même. Ils sont très sympas et nous ravitaillent en eau ce qui fait le plus de bien. Les policiers ne contrôlent même pas nos papiers... Jamais en France ca ne se serait passé de même. La police d'ici n'a rien des hostiles "keufs" francais, elle est avec la population et non contre elle, la différence entre dialogue et répression.
On s'endort bien amusés par cette aventure ontarienne...astie que c'est grand cette province...

24 Mai (ONTARIO-MANITOBA) Winnipeg

On range le camping et on file sur la route. Un pick up rouge s'arrête mais il faut aller derrière dans la benne. On passe alors la frontière pour le Manitoba cheveux au vent direction Winnipeg. Le véhicule s'arrête à l'entrée de la ville. On passe prendre un café et discuter avec notre chauffeur. Hasard ou destiné, il vient de Stephenville à Terre Neuve, ville destination de notre premier voyage. Il a été licencié de la papeterie qui a fermé et file trouver du travail en Alberta. C'est étrange comme les histoires se recoupent...Il y a un mois j'ai rencontré un mexicain responsable de la fermeture de cette usine dans une fête à Montréal... On laisse partir notre chauffeur en regretant de ne pas avoir gardé cette longue ride vers l'Alberta...On galère un peu pour rentrer dans Winnipeg, le traffic est dense et la route dangereuse. Un truck nous amène jusqu'au centre ville.Nous traversons les quartiers pauvres de Winnipeg. Beaucoup d'indiens font la manche ou vivent dans la rue. On marche un peu, la chaleur est suffocante, surtout chargés comme on est. Je cherche un short dans unvieux surplus mais je ne trouve rien. On demande à un passant l'adresse d'une laverie et d'un spot Internet. Il nous fait un plan et on continue la marche dans la chaleur. On peut accéder à internet à la "house of opportunities" une sorte de job center. On a juste une demi heure avant la fermeture sur les vieux ordinateurs. On cherche ensuite la laverie, qui est en fait annexée avec un café. On reste là à faire des machines. Emilie rencontre Rob et sa copine dehors. Rob fait vraissemblablement de la musculation, porte un foulard treillis sur la tête et des lunettes de soleil, une petite moustache couleur cigarette.Sa copine, d'origine espagnole est maigre comme un clou par rapport au coloce. Rob propose de nous heberger. Mais le quartier où nous semble semble assez "craignos" et la copine semble un peu perdu et sans doute bien shootée. Un autre gars viendra plus tard nous donner son numéro de téléphone if you need help or "ANYTHING" ...

J'appelle un contact pour dormir dans la ville, Anastasia , rencontrée sur Internet: www.couchsurfing.com. ne peut pas nous heberger au final car elle déménage. Elle nous met un peu dans le stress car on a nulle part d'autre et on regrete toujours d'avoir laissé partir le gars de Terre Neuve...Bref on se balade dans Winnipeg, Emilie est ennervée contre cette Anastasia. Elle nous a donné des adresses d'hotel mais il s'agit d'auberges de jeunesse bien trop chères. On zone, on demande à des gens où on pourrait dormir, peut être un jardin ou planter la tente...Il y a des chenilles vertes partout, on décide d'aller au quartier francais de St Boniface. On trouve un bar et une bière fraiche pour calmer la journée au soleil.  on rencontre deux francophones bien content de sacrer un peu en "tabernacle". I speak french only with women...Sur les conseils d'un groupe d'adolescents, on mange pour assez cher dans un resto à burgers pas loin de l'hopital. La serveuse offre un coca à Emilie. On parle à différentes personnes mais pas d'endroit où dormir.

Un vieux francophone vient nous parler, on ne comprend pas tout et Emilie pique un fou rire...dehors on rencontre Catherine, dépressive visiblement échappée de l'Hopital. En chaussettes, dehors, roulant des cigarettes avec de mégots après s'être bu une bouteille de Jack Daniels complète. Pour rajouter au portrait, elle est enceinte... Elle nous parle de sa fille cachée de la police, de viols, de passages à tabac...elle délire complètement...On est pas trop rassuré. La serveuse du fast food nous mène jusqu'à un parc plus sécuritaire. On s'engueule avec Emilie sur le choix de l'endroit. Elle veut mettre la tente...on ne met pas une tente dans un parc en pleine ville, surtout celle la... finalement on dort d'un oeil entre une église anglicane et un buisson. Dormir dehors dans une ville est une expérience. J'imagine qu'avec le temps, le stress et la peur doivent s'en aller. Mais en pleine nuit, les bruits des voitures, des gens qui rentrent tard, ca n'est pas rassurant... nous vivons un peu comme des sans domicile fixe...

 

 

Jeudi 25 Mai (MANITOBA) CRampe de Pouce

On se reveille pres de l'église anglicane, pas de problèmes mais je n'aidormi que d'un oeil et j'ai vraiment faim. Je laisse Emilie dormir un peu et je me mets à écrire dans mon carnet. Un gros panneau indique "A lot of kneeling will keep you in good standing". Je ne me suis pas agenouillé, il a fait froid cette nuit. Il est temps de "crisser not'camp" et on vire les chenilles. Sur le chemin, toujours dans le quartier de St Boniface, on passe devant une patisserie européenne, ils ont des baguettes, pains au chocolat, croissants à des prix exorbitants, on salive devant le vitrine, une femme oppulente rentre et nous dit que c'est la meilleure patiserie de la ville. A l'interieur le patissier porte un maillot de l'équipe de France. On cherche quelquechose de moins cher quand une voiture s'arrête à côté de nous, la femme du magasin ouvre la fenêtre et nous tend un paquet de pains au chocolat. C'est vrai que sur leurs plaques il y a marqué "friendly Manitoba"...ca remonte vraiment le moral après une nuit dehors. On continue sur l'avenue Tache, on passe voir un musée sensé être gratuit, d'après notre guide du petit futé. On verra à maintes reprises qu'il n'y a que des erreurs partout dans ce guide...c'était gratuit en 96...Il s'agit de la plus vieille maison de Winnipeg mais ca a l'air trop religieux pour nous autres. Notre religion du moment c'est la route. On mange un bon et pas cher breakfast près du pont. Oeufs, saucisses, café, beurre de pinotte, confiture...et tout cela servi en francais...je me rase dans les toilettes et me lave rudimentairement...A côté de nous un impressionnant groupes d'obèses engouffre des quantités astronomiques de breakfast. C'est assez triste de voir ces personnes d'une soixantaine d'années dans cet état.Ils ont presque du mal à marcher et malgré les grands joggings, le ventre d'un d'entre eux déborde. On traverse le pont et on passe à la gare VIA rail, le luxe pour traverser le Canada...on ne visite que les toilettes propres...On demande notre chemin à une femme aux cheveux blancs et dents couleur tabac. Nous voilà sur Portage Av, on attend le bus. On rencontre une vieille femme d'origine danoise bien sympathique qui nous guide un peu et raconte son histoire de migrante. 2$ de bus et 2heures à la sortie de la ville plus tard on est pris par une mère et sa fille venant de Colombie Britanique. On dort dans leur voiture et quittons enfin Winnipeg pour la ville de Brandon. On passe (honte à nous) à un Mc Do pour se rassasier...Un jeune est en train de se faire endoctriner dans la grande famille au M jaune. La plupart des serveurs/cuisiniers ont moins de 18ans...quel avenir...

On attend presque 3heures dans cette ville de la route. Nous tendons fièrement le pouce mais c'est toujours difficile de garder le sourire. A notre pouce tendu une fille répond par un majeur bien explicite...je ne comprends pas et ca m'ennerve grandement.On repart au feu suivant, Emilie part aux toilettes dans un Tim Hortons à travers ungroupe de bikers qui nous regarde en riant (ceux la ne doivent pas etre tres catholiques).

Quelques minutes plus tard un truck s'arrête, on ne sait pas encore qu'on est tombé sur le jackpot. On court, les bikers rient une dernière fois, je monte en premier dans la cabine. Le premier contact est rude, enlève tes chaussures. on fourre tout notre barda à l'arrière sur le lit.

Notre ange gardien s'appelle Lyn, elle a deux enfants de 18 et 22ans et son mari est aussi routier, elle jure et insulte les voitures lentes sur la route, une bonne truckeuse bien sure d'elle. On commence à bien s'entendre avec elle, de la country à fond les manettes...on quitte le manitoba...elle s'en va à Calgary...On traverse la Saskatchewan de nuit et on dort dans la cabine. Moi sur la moquette du plancher et Emilie avec Lyn.

Vendredi 26Mai (Alberta) Western

On livre des tuyaux sanitaires dans une colonie du sud de l'Alberta. Nous avons depuis la fin de l'ontario quitté la forêt pour les plaines...les plaines c'est plat et chiant...du plat à perte de vue, la route droite. Les gens des plaines ont coutume de dire qu'ici on peut surveiller son chien pendant une semaine à l'horizon.

La ferme de Gerry produit du lait. Ca n'a absolument rien à voir avec tout ce que j'ai pu voir en France. On se croirait dans un western industriel. Les gens ont encore des habits d'autrefois mêlé à la modernité. Les hommes portent des costumes et des bretelles avec chapeaux de cow boy, à part Gerry qui a une casquette de truck. Les femmes sont en longue robe et coiffe comme dans la petite maison dans la prairie (excusez cette référence).

On apercoit une fille au visage étrange, c'est la fille de Gerry, elle a une maladie génétique et a subi 17 opérations. Sa machoire en plastique est une premiere mondiale de l'hopital de Toronto. Elle ne peut pas parler mais a l'air heureuse dans la ferme. son père assure qu'elle est tres intelligente et aide beaucoup.

Finalement, Gerry nous fait visiter sa ferme avec fierté. Au plafond d'immenses ventilateurs brassent l'air en permanence. Les vaches n'ont plus de queue pour éviter qu'elles ne salissent tout et blessent les fermiers. Elles ont pas trop mal de place pour évoluer mais dans un environnement quasi stérile. On leur donne des OGM à manger ce qui les rend malades et nécessite (bien sur) de leur donner toutes sortes de médiacaments et antibiotiques... la modernité a ses limites... il me semble que les vaches mangent de l'herbe??

LE chlore est insuportable, mes yeux pleurent en permanence. On nous montre la salle de traite automatique. Les enclos s'ouvrent et des barrières robotisées poussent les vaches jusqu'à leurs box. Là, commence la traite, puis une fois terminé un système libère la vache...

Gerry nous montre son bureau, ses taureaux, les naissances et ses cuves à lait impécables. Il n'y a pas une mouche !!!

On repart sur la route, on passe près d'un site où on trouvé des fossiles de dinosaures. Je vois une antilope. Je ne pensais pouvoir en voir qu'en Afrique.

Bonne nouvelle, le mari à Lyn peut nous amener à Vancouver!!!...mais lundi...

On est les "kids" de Lyn, on l'aide à nettoyer ses vitres pleines moustiques et à mettre la bâche sur le chargement à Calgary. On regarde un dvd dans sa cabine. On a vraiment faim, on n'a mangé qu'un hot dog dans la journée et après une douche dans la station de truck on se gave de cochonneries.

On sèche nos habits mouillés depuis Winnipeg...Je m'installe un lit sur les sièges du truck, c'est toujours mieux qu'à terre. Je m'endors au début du film, grand chef d'oeuvre cinematographique..."coyote ugly", un film sur des serveuses sexy et je ne sais pas la suite...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Samedi 27Mai (Alberta) Calgary

On informe Lyn qu'on part en ville, elle nous laisse son numéro et reste attendre son mari. Commence alors une longue marche à travers la banlieue industrielle calgarienne. On croise beaucoup d'entrepots et beaucoup de voitures.

 Personne ne semble connaitre la marche dans le coin.On suit les buildings qu'on voit au loin. Une bonne heure et demi plus tard, on arrive sur une hauteur qui domine la ville. On passe à travers le parc olympique reconverti en stade de rodéo...

On arrive au downtown affamé et on file à Chinatown où on déjeune pour quelques sous. On se ballade un peu dans la ville quasi deserte pour un samedi. Clagary est une ville riche, des tunnels en verre permettent de se déplacer de building en building.

 On ne comprend pas pourquoi mais tout est fermé, on traine un peu puis on file à la bibliothèque vérifier un peu les mails et remplir rapidement le blog. On nous conseille d'aller sur la 17eme avenue mais on trouve un bar assez sympa, sorte de "foufounes electiques" de Calgary, on y reste assez tad puis on prend un bus pour rentrer. On dort dans le camion du mari de Lyn...

Dimanche 28Mai (Alberta) Calgary(bis)

On a hate de reprendre la route, mais il reste encore une  journée à trainer à Calgary. On part faire des courses avec notre famille de truckers. Nous voilà au Wal*Mart, temple de la consommation à bas prix, on trouve de presque tout dans cet immense supermarché. Aux états Unis on y trouve même des armes...
On continue notre excursion commerciale avec un Dollarama, tout à un dollar... De retour au parking on décide d'éviter la séance DVD pour repartir en ville. On prend un bus puis le skytrain (métro aérien) et on se ballade dans un joli parc à deux pas des buildings. Les espaces verts sont vraiment bien intégrés dans la ville.
         

 

 

 

 

 

On retraverse la ville, malgré l'extrême richesse, beaucoup de pauvres trainent autour du centre ville.

 

 

On se rend sur la 17eme avenue, que des bars "branchés" et c'est soir de match de hockey, pas notre style...on retourne au Castle Pub de la veille...
On fraude le skytrain et on loupe le dernier bus...mais par chance on retrouve le chauffeur de l'aller qui nous donne des tickets de correspondance...on est perdu ou plutot tres loin des trucks...on marche dans la nuit pendant tres longtemps avant de retrouver finalement la 61eme avenue...

 

 

 

 

 

Lundi 29Mai (Alberta-BC) départ

 

Assez tôt dans la matinée, Nelson démarre son camion et apres un rapide au revoir à Lyn on file vers Vancouver.

On s'arrete décharger le camion de ses deux grosses bobines d'acier de 20tonnes chaque et Emilie se fait engueuler parcequ'elle a couru dans l'entrepot...

on repart. Nelson a 68ans, il est sur la route depuis 52ans!! pas le genre de gars à prendre sa retraite surtout qu'il fume toujours comme un trucker. Il a un parcours en millions de kilomètres, je ne sais plus combien. Déjà 3 fois marié ...

 

Il parle francais de son éducation dans une école francophone au Manitoba et ca lui fait bien plaisir de nous avoir avec lui.

A la différence de Lyn, Nelson conduit au son de son camion, pas de musique, pas de cb...on apercoit au loin les montagnes. On arrive enfin dans les rocheuses. les paysages sont magnifiques, Alpes canadiennes bien plus naturelles, ici pas de chalets un peu partout, la route au centre le reste aux ours...


On passe près de Banff ou on voudrait s'arreter au retour. Près de la route un beau bouc aux grandes cornes.

 

 

 

le voyage de routier n'est pas touristique et on trace la route pour arriver aux montagnes plus desertiques.

Ici il y a des serpents à sonnettes.  Nelson nous explique plein de choses sur l'exploitation forestière et minière. Le plus impressionant est le train qui traverse les montagnes avec des marchandises venant de Chine.


Et dans l'autre sens ramenant du charbon, du nickel, du souffre. Les trains font plusieurs kilometres de long c'est tres impressionnant. Nous voilà en Colombie britanique, British Columbia, BC...

 
On s'arrête pour un repas diététique au hot dog et on continue encore et encore...

il pleut un peu..Nelson fait parfois 1300-1500km dans la journée...chaque mile est de l'argent...moteur de travail implacable...au delà de la fatigue et de l'ennui...


Le long de la route on apercoit des panneaux "NO HITCH HIKING PICK UP IS ILLEGAL", pas trop une bonne place pour faire du pouce. On arrive à Vancouver dans la nuit et on dort dans le camion.

Mardi 30Mai (BC) Vancouver city and Island

On se reveille dans les docks, Nelson fait charger le camion et nous dépose près du skytrain, on fixe un rendez vous pour le retour et il nous presse de rejoindre sa fille qui nous attend dans l'aprem à l'île de Vancouver.


Elle a pris sa journée pour nous, on est donc un peu obligé d'y aller le jour même. Devant le distributeur de tiquet, je ne comprends rien, un clochard me vend 2tickets reduits, et naif comme je suis, je donne 5$ pour des tickets usagés...


On fraude donc le skytrain pour 5$ et on descend un peu au hasard rechercher la central station et un bon breakfast. On se retrouve chez un francais à la "crepe de France", un cliché atroce de la France où tout même la musique est le pire qu'on peut trouver chez nous.
A 6$ la crêpe on prefere juste prendre un café et un cookie et on s'en va assez vite de ce disneyland gastronomique, par le plus grand des hasard la central station se trouve à côté et on regarde pour prendre un billet. pas de tarif étudiant et 40$ pour aller sur l'île.Ca ne correspond pas aux 10$ prévus, on décide d'aller jusqu'au ferry par les transports publics histoire de verifier par nous même. Là commence une épopée dans la ville, on rentre au hasard dans un bus apres avoir bien marché sur Broadway. Le chauffeur nous amène a la limite de changemen de tarif.
On prend un deuxième bus et on se fait payer les zones en plus par le chauffeur...Apres un troisième bus nous voilà à Tsanawassen où effectivement le ticket est à 7 ou 8$... on monte sur le bateau et il quitte le port presque 5minutes plus tard, le temps d'appeler Serina qui nous attend à 3h à Swartz Bay.
On retrouve Tom, un retraité qu'on a rencontré dans le bus. Avec sa carte senior il voyage partout gratuitement. Il possède une compagnie de fabrication de chauffage et reste longtemps nous parler. Encore un millionaire caché.Nous sommes sur le pont, il fait beau, les petites îles sont magnifiques. J'ouvre deux boites de conserve avec un couteau et on se fait du mais et du thon.

Le Ferry passe entre des petites îles magnifiques, le paysage est superbe et le soleil bien présent. La petite brise marine et le grand air font du bien après les voyages en camion... On arrive à Shwartz Bay et je rappelle Serina. Tout ce qu'on sait d'elle c'est qu'elle a la taille d'Émilie et des longs cheveux.
On regarde les gens qui courent et viennent de louper leur Ferry...un pick up  arrive. Serina nous accueille les bras ouverts. Ca fait plaisir un peu de jeunesse. Elle est avec son nouveau copain Roy. On passe rapidement chez elle, à Sooke, poser les affaires puis on file à une rivière dans la forêt. Roy est sensé travailler, il bosse pour la protection de la forêt, et quand sa cb l'appelle, il parle d'arbres en riant..."je crois bien qu'il s'agit d'érables"
On arrive au petit parking et je claque la porte...mauvaise idée, les clés sont dedans...oups...on arrive finalement à ouvrir par la petite fenêtre.On passe devant le garde forestier en cachant les 3bières. Ici c'est comme partout au Canada, même si la police n'est pas dupe, il faut cacher l'alcool pour ne pas faire de la provocation gratuite...
On se baigne dans la rivière bien fraiche puis on déguste du saumon que Roy a lui même pêché et fumé, c'est un délice. on aide un couple de jeunes et leurs deux enfants à chercher leurs clés de voiture ...en vain.


Nous voilà repartis pour un peu plus haut se balader au milieux des cascades et lorsqu'on repart, on ramène la petite famille aux clés perdues jusqu'au village.


Le soir, fatigués on fait un mix de soupe et de nouilles et je prends un long bain bien mérité. Je me rends compte à quel point on est chanceux d'avoir trouvé des gens aussi accueillants en laissant le voyage au hasard.

Mercredi 31Juin (BC) Pause

petite matinée peinarde chez Serina, des enfants jouent dans le jardin. Les petits garcons tuent les petites filles avec des pistolets en plastique...l'insouciance de la campagne...Apres notre longue lessive, on descend au centre du village vers 2h30. On croise un livreur de journeaux qui utilise son chien pour tirer sa carriole...

Emilie appelle ses parents, je commande un café. La vie est paisible et tranquille à Sooke, il y ont même mis un McDo un Tim Hortons et un supermarché...nous n'avons décidement pas le même sens du rural
On cherche la bibliothèque, on tombe sur une maison à perroquets,en face, les USA et leurs montagnes enneigées. A la bibliothèque le blog ne marche pas je ne peux rien inscrire à part "VANCOUVER ISLAND" c'est toujours des nouvelles...On magasine à l'armée du salut où Emilie achète un pull et moi un pantalon pour faire un short. On rentre chez Serina, elle nous présente son ex Derrick, menuisier à casquette et salopette. Derrick loue une petite maison au bord d'un lac avec un "hot tub", jaccuzi extérieur.
On joue à une sorte de jeu de cartes en buvant de la bière puis on se relaxe dans le hot tub sous la pluie. Serina est contente, elle a retrouvé son chien. Emilie monte se coucher à l'étage.j'échange un dessin contre une carte complète de l'île (valeur 20$) Je me retrouve ensuite dehors en chaussettes, il pleut et les deux anciens amants s'engueulent ... Je suis dehors sous la pluie à me demander ce que je fous là...j'essaie de comprendre...bref c'est vraiment agité... j'entends le mot "cab"...
Si elle prends un taxi, on rentre avec elle...mais Émilie est à l'étage. Je tente de la réveiller mais quand Emilie dort...elle dort...bref je lui explique la situation mais elle veut rester dans le lit du haut...moi ca ne me tente pas de rester ici...quand le taxi arrive on file...

 

 

 

Jeudi 1et Juin (BC) Victoria

On se reveille assez tard, et le pacifique nous appelle. On décide d'écrire une lettre à Serina et de s'en aller, se retrouver entre ses histoires de coeur est assez gênant...La lettre n'Est toujours pas faite que Serina arrive en courant "there is two dears in the garden !!" en effet deux cerfs mangent les fraisiers de la voisine. ca fait plaisir de voir des animaux sauvages de ci près après notre vie de citadins montréalais...

 

 

 

 

 

 

Elle travaille à 200m et on convient finalement qu'on va aller à Victoria et rentrer le soir. On prends donc le bus à deux étages, attente 50minutes puis une heure et demi de route, nous voilà à la très british ville de Victoria, les hydravions se posent sur le port, l'architecture est décidement anglaise.

. On zone un peu au hasard et on arrive au MILE 0 de la route transcanadienne. Nous voilà au commencement de la route VICTORIA(BC)-ST JOHNS (Terre Neuve) avec la statue de Terry Fox, l'unijambiste canadien qui avait entrepris de traverser le pays et qui n'est jamais arrivé jusqu'ici.


On traine un peu dans un joli parc puis comme à l'habitude notre guide du petit futé a faux sur la gratuité du musée...

J'achète des cartes et timbres, on mange à Chinatown dans la rue et on suit le conseil de nos hotes d'aller au Sticky wicket bar...ca n'est pas notre genre et on préfère le Big Bad John's, un pub complètement déjanté où chacun laisse un tribute sur un billet de banque signé.

 Il y a tout et n'importe quoi aux murs, beaucoup de soutien gorges dédicacés, je laisse un dessin de hitch hiking. Le sol est jonché d'épluchures de pinottes (cacahuetes). On rencontre Daniel "Welcome to the WET COAST..." qui est ici en vacances depuis 30 ans... un peu quebecophobe "your english sounds like a fuking french canadian..."... Il est temps de prendre le dernier bus...il pleut des cordes et on croise un gars bizarre qui tape du pied au milieu de la route, chifonne sans cesse un pochon de plastique et fait des allers retours improbables sous la pluie...
le bus 601 arrive, en face de moi des gens parlent de stop à travers le canada, je n'ai plus envie de parler anglais, de raconter encore et encore nos histoires de route...le trajet est long...on rentre Serina n'est pas là...

Vendredi 2 Juin (BC) ballade

On a décidé de rester pour la soirée sur la plage et on a vaguement compris que Roy et Serina viendraient avec nous à Tofino. On décide de ne pas perdre la journée et de reprendre le stop vers le Nord, vert Port Renfrew. On sort de sooke et on commence à faire du pouce. Il fait beau mais on est dans l'ombre, peu de voitures. Une femme de ménage nous prend pendant 20km, elle est très sympa et curieuse de nous voir là. On se retrouve près d'une belle plage, en face... les USA, on est toujours dans le detroit pas encore le vrai Pacifique. On descend un chemin, la côte est vraiment belle. Des souches et troncs d'arbres usés par la mer un peu partout. Du sable, des galets.., Emilie part se baigner, on reste aprécier le soleil. Emilie joue avec des algues bizarres et tres spermatozoidaires. on commence à longer la plage.
Il y a des grosses maisons en construction, des morceaux de verdure aussi avec des vaches, des falaises avec de petits ruisseaux... Je veux aller jusqu'à un phare que j'ai apercu au loin. En passant sur des rochers on trouve des moules gigantesques, Emilie à l'idée de faire un feu pour les manger...pourquoi pas? j'avais une petite faim. On remonte dans un champ plus haut, à l'abri du vent. Et commence la cuisson à la Robinson Cruisoé. Les premières pas trop cuites ne sont pas trop ragoutantes. Imaginz une moule grosse comme la main..pas cuite...erk
Les suivantes sont meilleures et on espère ne pas tomber malade. Il est presque 5h on ferait mieux de rentrer,tant pis pour port Renfrew...on part à Tofino demain. On retrouve la route en évitant les limace noires qui pululent par là. Il y a un café très british kitch, on y prend notre kawa sur la

terrasse puis on appelle Serina. Elle nous attend à un Bar. On commence le stop, il n'y a aucune voiture depuis 5minutes et la première fut la bonne... un docteur en conférence à Victoria qui était parti chercher une plage pour se baigner...il n'a pas trouvé?? il nous invite à son hotel à Victoria, je ne comprends pas trop mais nous sommes déjà à Sooke, il nous laisse au bar. Serina arrive avec Roy, Derreck est là. Les deux se rencontrent...bref. Nous nous retrouvons dans la petite salle fumeur surpeuplée avec la sono assez forte à certains moments. (suite sur la partie 2)

Par RonHERVE - Publié dans : transcanadastop
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Mardi 13 juin 2006 2 13 /06 /Juin /2006 10:18

Nous voila rentré....woooooooooooooooooh

j'ai trop de choses a raconter ca ira sur le blog au fur et a mesure

on est passé au cheval blanc (bar sur Ontario) pour feter ca...apres etre resté coincé dans une station service a quelques km d 'ottawa et on y croyait presque plus...etre bloqué a une heure et demi de Montreal apres un si long voyage ...tabernak`

On a aidé un routier victime d'une attaque devant le Tim Hortons (usine a Café canadienne) puis on a trouvé Luc qui a été notre dernier ride apres 27 chauffeurs différents....

 

Nous voila au 2080 Amherst...une bonne nuit de sommeil et boulot intensif pour ma part

Emile la chanceuse peut continuer ses aventures,....

 

je continue tout ca demain, je suis trop fatigué...

 

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.

 

Du Bellay

Par RonHERVE - Publié dans : transcanadastop
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Jeudi 8 juin 2006 4 08 /06 /Juin /2006 22:24

Hop hop

un peu de nouvelles a l arrache comme d habitude

nous voila sur le chemin du retour

on a repris le truck avec notre viel ami routier Nelson

mais charge de 40tonnes on avancait pas des masses dans les montagnes rocheuses...

en meme temps ca laisse le temps d admirer le magnifique paysage...

Nous voila donc  a Banff, grosse station touristique des rocheuses ou on s est arrete pour faire une ballade

bien sur c est le seul jour de pluie de la semaine...on ne voit rien...

on va essayer de rentrer le plus vite possible mais le stop n est pas toujours le plus rapide.

il nous reste encore a traverser l Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba et l ontario....

le moral des troupes est bon et on rencontre toujours autant de gens interessant, ca stimule la precarite du voyage...

sur ce mon forfait internet de la bibliotheque se termine

je vous laisse

a bientot

Par RonHERVE - Publié dans : transcanadastop
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Mardi 6 juin 2006 2 06 /06 /Juin /2006 20:23
Bonjour a tous Nous revoila a Vancouver apres une semaine sur l ile de Vancouver ou nous nous sommes enfin baignes dans le Pacifique. Cete ile est un vrai paradis canadien... Il est assez difficile de trouver des spots internet donc le blog n a pas trop avance... jai tellement de choses a raconter qu il faudra attendre le retour pour tout figer en virtuel. Vancouver est vraiment une ville superbe, entouree de montagnes enneigees, longues plages, jardins et parcs...il fait beau ca donne envie de rester... on a un lift avec le truck qui nous a amene ici pour repartir Mercredi avec des bobines d acier de 20tonnes... tout va bien on est toujours vivant, on profite a fond meme si on est sur le chemin du retour... a bientot pour des nouvelles rapides
Par RonHERVE - Publié dans : transcanadastop
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